Gestion des eaux pluviales

        La gestion des eaux pluviales constitue un enjeu important pour les collectivités afin de contribuer à la réduction des pressions sur les milieux aquatiques et les risques d’inondation. L’infiltration des eaux pluviales dans les sols figure parmi les principes répondant à cet enjeu. La connaissance de l’aptitude des sols à l’infiltration constitue alors un élément essentiel d’aide à la décision pour le choix et l’évaluation des principes techniques par les collectivités, les aménageurs et les services instructeurs.

Pollution de l'eau

        La pollution des eaux de ruissellement urbain est un concept qui a maintenant été bien intégré par les acteurs de la ville. Cependant, ce concept est souvent mal compris et différents éléments sont confondus à tort. Il est ainsi important de bien distinguer :


- La pollution de l’eau de pluie
- La pollution des eaux de ruissellement pluvial
- La pollution des rejets pluviaux stricts
- La pollution des rejets urbains de temps de pluie
Principes de la dépollution des eaux pluviales

       Les dispositifs de traitement de la pollution des eaux pluviales dans des systèmes séparatifs font le plus souvent appel à deux principes mécaniques qui peuvent se combiner : la décantation et la filtration.


       Dans les ouvrages de décantation, on cherche à maintenir les eaux sans vitesse le plus longtemps possible pour que les particules en suspension dans l’eau tombent sous leur propre poids au fond de l'ouvrage. C’est la sédimentation qui sera donc recherchée en premier lieu.


       Dans les ouvrages de filtration, on fait passer l’eau à travers un filtre constitué de matériaux rapportés (sables ou autres) ou du sol en place et garni ou non de végétation. Là aussi, la lenteur du processus d'infiltration contribue à l'efficacité du filtre. Le sol et la végétation jouent un rôle de barrière physique ou de filtre qui sera très efficace pour les pollutions particulaires.

        Nous ne disposons pas aujourd’hui de résultats probant sur la capacité de ces filtres à stopper les polluants dissous qui peuvent cheminer à travers le sol et atteindre les nappes phréatiques plus facilement. Les expérimentations faites par l'IRSTEA (Institut national de recherche en sciences et technologies pour l'environnement et l'agriculture) sur les filtres plantés de roseaux à écoulement vertical mettent en évidence le bon  rendement de ces techniques sur les polluants habituels des eaux de ruissellement urbaine. La pollution par les pesticides reste par contre non traitée.

        Sous forme particulaire les contaminants pourront être stoppés efficacement par décantation ou filtration.
Les techniques superficielles (dites « douces ») de gestion des eaux pluviales (noues, tranchées drainantes…) présentent d’excellentes performances et de nombreux autres avantages (simplicité de mise en œuvre et de surveillance, coût raisonnable…).